À propos
Je m’appelle Corinne Sipamio-Berre. Je suis entrepreneure culturelle, éditrice et auteure, et j’évolue depuis plus de dix ans au cœur des métiers du livre et de la culture en Afrique francophone. Si aujourd’hui j’accompagne les auteurs à structurer, publier et valoriser leurs livres, ce n’est pas par théorie.
C’est par expérience.
En 2010, lorsque j’ai décidé de créer ma maison d’édition, la majorité de mon entourage a tenté de me décourager.
« Personne ne lit en Afrique. Qui va acheter tes livres ? »
« Si c’est pour ne plus t’ennuyer, pourquoi pas… »
Ces phrases, je les entends encore aujourd’hui dans la bouche de nombreux auteurs.
Mais j’ai toujours aimé les défis.
Et surtout, j’ai toujours fait un choix clair :
faire de ma passion un levier économique, et non une activité marginale.
Pendant plus d’une décennie, j’ai dirigé une maison d’édition indépendante avec une ligne éditoriale assumée : valoriser la culture gabonaise avec exigence, méthode et vision. Tous les titres que j’ai publiés ont trouvé leur public. Non par hasard, mais parce que chaque livre était pensé comme un projet structuré, dès le départ.
Un exemple parlant : un ouvrage consacré à 1 000 prénoms typiquement gabonais, publié à 500 exemplaires, entièrement vendu en deux semaines. Ce résultat n’est pas exceptionnel. Il est le fruit d’une stratégie adaptée aux réalités du marché africain francophone.
Parallèlement à l’édition, j’ai créé une chambre de curiosités culturelles, organisé des expositions au Gabon et en Europe, écrit plusieurs ouvrages documentaires, et initié des projets éditoriaux innovants.
Parmi eux, le premier magazine de mots croisés en langues gabonaises, diffusé à plus de 8 000 exemplaires.
Le vrai blocage des auteurs
« J’écris par passion, pas pour vendre. »
Mais derrière cette phrase se cache souvent une conviction plus profonde :
« Je ne peux pas vendre. »
On leur a appris que la culture ne rapporte pas.
Qu’un écrivain est condamné à la précarité.
Que « les Africains ne lisent pas ».
Ces croyances sont fausses.
Et elles freinent durablement les projets.
Aujourd’hui, j’accompagne les auteurs africains francophones en tant que manager des métiers du livre et de la culture, avec une expertise ancrée dans l’économie du livre en Afrique francophone.
Mon objectif est clair : aider les auteurs à faire de leur livre un projet économique viable, sans renier leur identité, leur culture ou leur exigence intellectuelle.
Ce parcours n’a jamais été solitaire.
Je tiens à remercier toutes celles et ceux qui ont accompagné, soutenu et cru en cette vision, parfois dans le silence.
Aujourd’hui, je transmets ce que j’ai appris sur le terrain, avec rigueur, lucidité et engagement.
Si vous êtes auteur et que vous refusez de publier au hasard,
si vous voulez donner une vraie valeur à votre travail,
alors vous êtes au bon endroit.
Faire du livre un projet commence par une vision claire.